[RP] On peut aussi ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:22

Amarante. a écrit:Amy, me voilà ! Que se passe-t-il ? Tu ne te sens pas bien ?

Hummf ... Zut, elle l'avait entendu. La pauvre, réveillée en pleine nuit. Elle sourit amusée en voyant sa mine, les cheveux en bataille.

Désolé Ysil, j'ai appelé sans me rendre compte de l'heure ... Je vais bien, ne t'en fais pas ... J'ai juste un repas à mettre en place et je voulais ton avis, mais on pourra voir ça demain, il fera jour ... Retourne te coucher ... Je suis désolé de t'avoir réveillé ...

La brune s'approcha de sa cousine et déposa un baiser sur son front ... Elle était un peu excitée par ce repas, mais elle ne devait pas s'emballer non plus ...


    [ *** ]



La soirée avec Auguste, ne s'était pas vraiment bien passé ... Le repas avait été écourté et une petite tension s'était fait sentir ... Elle n'était pas douée avec les hommes et cela allait se confirmer ...


    [ *** ]


La nuit avait été horrible. Elle l'avait passé à pleurer et au levé du jour, elle avait hérité d'un mal de tête atroce et des yeux gonflé au possible. Elle avait beau faire des efforts pour être agréable, tout ce qu'elle faisait était mal interprété ... Elle avait fini par pensée que cela venait d'elle ... Qu'elle était devenu asocial et que rien ne pourrait y faire ... Même Auguste, elle avait du mal à le comprendre, mais ce qu'il s'était passé la veille, l'avait blessé au plus haut point ... Elle avait eu l'impression de retourné quelques années en arrière, à l'époque de Gabrielle ... Elle avait pensé bien faire et cela lui était revenu en pleine figure ...

Mélissandre s'était excusée, mais ce n'était pas elle de le faire, elle n'était pas cause de cela ... Elle avait récupéré sa clé ... Pensant encore bien faire, mais désormais, elle prendrait ses distances, du moins autant que possible, parce qu'il était hors de question qu'elle se priva de la présence de sa cousine et de sa nièce ... Ça non ...

La journée l'avait un peu rasséréné, même si ce n'était pas encore cela ... Il lui faudrait quelques jours pour digérer la situation ...
Comme l'avait dit Samsa, il y avait des période sans ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:22

Amarante. le: 06 Avr 2018 a écrit:
    ... Aller à confesse.



Tout d'abord, c'était une demande. Une simple demande pour savoir si cela l'intéressait, puis c'était devenu une obligation, parce que Grégory s'était décidé pour elle. Bon, il avait aussi parlé de faire ça que pendant 10 jours ... Elle ne lui avait pas vraiment demandé, mais il devait être coincé pour les dix jours à venir, pour l'y mettre d'office.

De toute façon, elle n'avait pas grand chose d'autre à faire, donc elle lui avait dit oui, que cela ne la dérangeait pas. Il lui avait alors expliqué où aller et comment procéder. Par contre, elle n'était pas très chaude pour le port de la soutane ... Elle s'était donc vêtu le plus simplement possible, sans fioritures aucune et s'était dirigé vers l'église, à pas de loup.
Et dire que le Très Haut et elle, ce n'était pas l'amour fou depuis qu'il lui avait enlevé son double, son jumeau, son frère bien-aimé, voilà qu'elle avait dit oui pour écouter les petits secrets inavouables de tout limoges ...

Le plus triste dans tout ça, c'est qu'elle ne pourrait rien dire. Pas même les choses les plus croustillantes ... Elle devait garder tout ça pour elle et bien sûr leur faire faire pénitence.
Elle en connaissait une qui allait bien rire. Elle l'entendait déjà rigoler, comme elle avait rigolé quand elle lui avait dit qu'elle s'était trompé dans la voie à prendre ...
À la base, elle voulait faire la médecine, mais maintenant, elle devait bien faire avec le choix qu'elle avait fait.

Ce qui l'inquiétait le plus pour le moment, c'était qu'elle ne s'endorme sous un discours assommant au possible ... Là, se serait vraiment " moche, moche, moche " comme dirait Alban ...
Enfin, elle verrait bien et peut-être qu'au final cela lui plairait ...

Affaire à suivre et tous à confesse !

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:23

Amarante. a écrit:
    ... Tomber au fonds du trou ...




La guerre, c'était moche, c'était laid, c'était destructeur et ça déchirait les gens. Ce n'était pas nouveau et malheureusement cela resterait comme ça. Voilà une des raisons qui faisait que la brune ne voulait plus prendre partie. Pour elle, chacun avait ses raisons et elles avaient leur bien-fondé chacune de leur côté. Certains diraient que c'était lâche de voir les choses comme cela, mais elle, voyait simplement la destruction qui régnait après ...

Ce matin-là, la brune venait de recevoir un vélin de son frère. Lui était en vie, mais ce qu'il lui annonçait, la fit s'effondrer sur ses jambes qui ne la tenaient plus, tant elles tremblaient. Sur le sol, elle regarda le parchemin qu'elle avait entre les doigts. Elle ne voyait plus les mots tant ses yeux se remplissait de larmes.

Non ! Ce n'était pas possible. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui ? Pourquoi étaient-ils tombés l'un sur l'autre ?

Il lui fallu un petit moment pour reprendre ses esprits. Elle calma ses sanglots, essuya ses larmes tant bien que mal, essaya de retrouver une respiration moins étouffante. Elle devait savoir. Savoir s'il était encore en vie. Il y avait une chance, une toute petit chance qu'il le soit encore. Elle devait le savoir.

Elle s'attela à envoyer quelques pigeons pour avoir des nouvelles ... Si son cousin avait péri, elle ne pourrait plus jamais regarder Méli en face ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:24

--Amarante le: 11 Juil 2018 a écrit:
    [ La volonté sait bien rarement résister à l'attrait du plaisir,
    on veut toujours ce que l'on aime,
    mais il y a souvent du danger à aimer ce que l'on veut. ]

    Alfred Auguste Pilavoine




Lemerco ...
La Bretagne ...
Saint Brieuc ...

Tout cela faisait parti de son passé ... Un passé qu'elle avait voulu ignorer, oublier, ranger dans un coin de sa tête ou de son cœur ... Mais le destin le voulait autrement.
Elle avait appris, elle avait accusé le choc, il lui avait fallu encaisser pour enfin se décider à finalement y aller ...

Elle avait dit oui à Mélissandre, puis après elle avait dit non à Seayrath. Méli était parti voir les nones, elle l'Alençon et Sea l'Anjou. Trois directions différentes qui pour elle, avait, une signification lourde de conséquences ... Elle avait essayé de ne pas penser à Malo, elle savait que si elle remettait les pieds en Bretagne, elle prenait le risque de ne plus jamais en partir ... Et cela lui faisait peur ...

Mais ... Ne pas revoir le Grand Duc, le laisser seul dans sa souffrance, elle ne pouvait pas. Elle aimait ce vieil ours ... Oui, elle l'aimait et pourtant elle lui en voulait aussi. Il n'avait pas le droit de la laisser comme ça. Comment osait-il ? Pourquoi ?
Elle le savait âgé, mais jusqu'à maintenant il avait toujours été robuste, solide comme un Menhir ... Pourquoi fallait-il que tout ceux qu'elle aimait finissent par partir ? Disparaitre ? Pourquoi ?

Elle avait pris sa décision en un éclair ... Elle devait le revoir avant qu'il ne fût trop tard. Si elle ne le faisait pas, elle allait le regretter pour le restant de ses jours. Lemerco avait de l'importance à ces yeux, de l'importance pour son cœur et sa tête, bien plus qu'elle ne se l'était jamais avoué. Elle avait mis de la distance entre eux, lui avait même fermé la porte à clef, de sa demeure privé, à un moment donné tellement elle lui en voulait, mais ... Cela n'avait pas duré très longtemps et ils avaient repris leurs échanges. Retrouver une certaine complicité ... Même à distance ...

Pourquoi voulait il la priver de cela ? Elle avait le cœur en miette, déjà qu'il n'allait pas fort, son pauvre cœur, à souffrir encore et toujours, piétiné comme il l'était ... Elle allait devoir renforcer la carapace, monter le mur construit tout autour, encore plus haut, encore plus épais, parce que la douleur, réussissait à percer quand même, le rempart ... Et elle en avait assez de souffrir ... Oui, elle voulait être un peu apaisée ... Si seulement Malo voulait bien l'emmener avec lui au jardin d'Eden Breton ... Mais ce n'était pas possible, il allait y rejoindre celle qui lui avait pris le cœur à jamais ... Son épouse tant aimée ... Un amour pur, vrai, comme elle ne connaîtrait probablement jamais ...

Elle ne voulait pas le perdre, pas lui ... Il y avait eu Guy, Anakin, Ignace, Auguste et maintenant lui ... Elle avait la gorge nouée et se retenait comme elle pouvait, mais une fois seule sur les chemins menant jusqu'à lui, elle savait qu'elle ne pourrait retenir ses larmes. Elle ne voulait pas perdre ce vieil ours qui avait, un jour dévaliser son armoire pour se remplir les poches débordantes de ses petites culottes ... Elle lui aurait bien arraché les yeux ce jour-là, alors que maintenant, elle en riait ... Comme la fois, ou il était venu au Collège d'Armes, des lapins saignant à la ceinture et lui, la serrant dans ses bras comme si de rien n'était, et puant l'alcool à plein nez. Il avait bousillé sa robe et elle, avait demandé à Ginn de lui en faire une autre et d'envoyer la facture à cet ours crasseux ...

Des souvenirs comme celui-là, elle en avait en réserve et elle ne voulait pas que cela puisse de finir comme ça ... Il n'avait pas le droit d'être mourant ... Pas maintenant ... Elle était trop vulnérable, trop fragile pour supporter ça ...
C'était égoïste de sa part, elle savait bien, mais comment accepter de perdre quelqu'un qu'on aimait ? C'était impossible ... Insurmontable ... Et très douloureux ... Souffrir ... Encore et toujours ... De différente manière, mais souffrir quand même ...

Arriverait-elle seulement à repartir après ? Elle avait pourtant bien pris ses précautions, mais un doute s'insinuait en elle ... Est-ce que Mélissandre viendrait comme elle lui avait demandé ? Quelque chose de pernicieux s'infiltrait dans son cœur pour semer le doute, malgré les mots et les affirmations de Seayrath ...
Sa douce cousine ne lui avait pas répondu et elle allait partir avec des incertitudes plein la tête ...

Son paquetage était près, les instructions pour les ouvriers avaient été données et elle était prête pour le départ. Elle avait écrit une grosse lettre pour sa cousine et la voilà qui attendait, elle ne savait trop quoi pour lancer le départ ... Elle avait peur ... Peur de ne plus jamais partir de Bretagne ... Peur de ne plus jamais revoir Mélissandre ...



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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:24

Amarante. a écrit:
    ... Enfin rentrer en terre promise !



Limoges !
Limogeeesss !

Et dire qu'elle n'aimait pas cette ville quand elle était plus jeune. Maintenant, c'était chez elle, son chez elle où elle se sentait bien, même si des fois, il y avait des couacs. Diantre qu'elle était d'être enfin là.
La première chose qu'elle fit, ce fut d'aller voir les enfants ... Enfin "les" était un bien grand mot, ils avaient tous déserté sauf la petite Catherine qui restait toujours sage ... L'opposition avec sa mère était flagrant et Adye en ferait une crise, si elle voyait que sa fille était aussi douce, qu'elle était un démon féminisé ... Rien que de penser ça, un grand sourire s'afficha sur ses lèvres ... Adelinda, sa chère amie qui lui avait laissé sa fille voilà presque cinq ans de cela ... Que devenait-elle ? Elle espérait qu'elle était au moins en vie, mais rien n'était sûr ...

Son arrivée dans l'appartement, ne passa pas inaperçu quand elle lança un
" Bonjour ! ", dès que la porte fut franchi et quand elle vit la joli frimousse chataigne de Cat, elle se baissa, pour la prendre dans ses bras et la serrer fort. Bien sûr, elle salua sa cousine Ysil, avec qui elle prit le temps de parler longuement. Elle avait plein de choses à lui raconter et aussi lui présenter Seayrath ...

Limoges ...
Enfin chez elle ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:25

Seayrath Le 2 août 2018 a écrit:Toutes belles choses ont une fin, surtout celles qui n'ont jamais eu l'audace de voir le jour.


Limoges... On lui aura conté et raconté cette fameuse capitale, celle qui ne dort jamais, celle qu'on ne retrouve nul part ailleurs. Force d'admettre que la réputation n'avait rien d'éronnée. En seulement deux jours, il aura vécu plus de choses que ces deux derniers mois. Ce qui devait être une simple halte au Mans suite à un divorce désastreux, se transforma en une nouvelle aventure qu'il l'aura conduit dans les bras de la plus belle chose qui peuple cette terre. Des voyages, des rencontres, puis finalement cette arrivée qui se faisait de plus en plus attendre.

Première rencontre et non des moindres, une certaine Svan, qui à rapidement pris plaisir à saouler ce brave Seay qui ne se sera jamais fait prier pour relever tous les défis lancés par cette dernière, les remportant tous haut la main. C'est à dire qu'Amy lui avait fait une certaine réputation ici. Impossible de se présenter sans entendre ce fameux "Ah, Sea, j'ai entendu parler de vous !" Comme s'il ne se mettait déjà une pression assez conséquente pour se mettre en avant, si on commençait à chanter ses mérites... Il ne faudrait pas décevoir ! Chopes après chopes, puis finalement bouteilles après bouteilles, face à la lassitude de la tavernière qui s'était finalement résolue à donner directement les bouteilles, un état ivresse assez conséquent pointa le bout de son nez.

Alors Sea sobre, c'est une chose, mais lorsqu'il est ivre, c'est encore une autre histoire. Avec plus d'alcool ingurgité qu'il n'en faudrait pour tuer un cheval, il quitte la taverne à la recherche d'un lieu où dormir ! Quoi de mieux qu'un fossé poisseux et hautement inconfortable ? Certainement un bon nombre d'endroit, assurément.

Le réveil fut difficile, mais après avoir été cherché un morceau de pain au prix le plus abordable possible pour ne pas trop traumatiser sa bourse, suffisamment affaiblie par sa beuverie de la veille, il était désormais prêt à renouer le contact avec ses semblables. Du moins, c'est ce qu'il croyait. A peine arrivé dans une auberge qui transpirait des odeurs alcoolisés, un mal de tête assez violent pris possession de la pauvre caboche de Sea, la même qui est incapable de lui dire quand est-ce qu'il vaudrait mieux s'arrêter. Miracle, apparition d'Amarante qui dans son éternelle bonté, ou bien dans son absolu dévouement amoureux, prit la peine de venir lui masser les temps, avec une huile absolument efficace, qui aura eu le mérite de calmer les bombardements là-haut.

Amy avait d'ailleurs totalement changé son comportement, depuis l'arrivée à Limoges. Les deux se bouffaient le nez sans cesse depuis un bon moment, c'est à dire qu'il n'avait pas grand chose de plus à faire sur les routes de campagnes les menant jusqu'ici, mais elle semblait avoir pris de bonnes résolutions, et semblait déjà plus joyeuse. Mais joyeuse ou morose, une chose n'avait vraiment pas évolué, son amour pour lui. Elle ne se l'avoue pas, ou plutôt, elle ne lui avoue pas, mais elle est éprise de lui depuis un sacré moment malgré toutes les clarifications qu'il se sera donné la peine de lui donner. Et c'est là le nerf de la guerre. Tout aurait tellement été plus simple si elle n'avait rien ressentit pour lui, tout.

C'est d'ailleurs plus tard dans la soirée que les choses se compliqueront. Il est joueur, il aime se vanter et quelle meilleure victime qu'Amy pour supporter toutes ses piques ? Un mot de trop sûrement, mais la voilà désormais près de la porte en lui chantant qu'elle avait pourtant pris la résolution de l'éviter, et qu'il était blessant. Peut-être, mais sur le coup il ne s'en est pas rendu compte, à son habitude. Si lui savait être blessant, elle n'était pas la dernière non plus à user de quelques sujets délicats qu'elle avait appris à parfaitement maîtrisé en voyant du coin de l’œil ce qu'il se passait entre sa cousine et lui-même. Leur relation la faisait souffrir, tout le monde le savait, et c'était là le mur principal qui séparait ces deux-là, Mélissandre et Seayrath. Ils se tournaient autour depuis de nombreuses semaines, mais ils ne s'étaient jamais rien promis puisque, les promesses n'engagent que ceux qui y croient et eux, ne croyaient plus à grand chose.

Amy qui avait décampé, espérant sans nul doute voir Sea débarqué comme une fleur à sa porte, lui qui s'était finalement résolu à dormir dans un lit plutôt qu'un fossé. Mais voilà, l'une des dernières phrases était celle-ci :


Sea, vous savez très bien qu'elle finira par vous briser le coeur

Oui, il le savait, la principale concernée lui avait même dit et à de nombreuses reprises. Mais voilà, rien ne sert de rappeler au cheval qu'il se dirige vers l'abattoir quand lui-même à pris cette décision. Pire encore, lorsqu'il finit par croire que derrière cette porte, ne se cache plus un abattoir mais tout le contraire, une renaissance.

Il ne se fera pas prié pour commander deux bouteilles à Fanette, qui obnubilée par l'aspect pécunier des choses en oublie sans aucun état d'âme la santé de ce pauvre homme, déjà terriblement amoché. Les deux bouteilles à la main, voilà qu'il croit reconnaître Mélissandre, seule dans sa taverne, elle qui était soit disant partie se coucher quelques heures plus tôt.


C'est comme ça que vous dormez, vous ?
La réponse fut affirmative, vous y croyez, vous ?
Je vous laisse dormir paisiblement ou vous attendiez secrètement ma présence ?
Laissons planer le doute
Bien, alors je vous souhaite la bonne soirée Mélissandre, et ne vous couchez pas trop tard.
Raah
Venez, andouille.


Sur cette charmante entrée en matière, il était assez compliqué de croire que les choses se finiraient si mal. Quel était le sujet principal ? Amy, évidemment, et comme toujours. Si Sea pourrait vous chanter les bienfaits de l'alcool, ne comptez pas sur lui pour en voir les aspects négatifs et pourtant, l'un d'entre eux aura fait son apparition ce soir. Eh oui, si l'alcool peut donner du courage, il permet aussi de beaucoup moins filtrer ses dires et de raconter des choses que l'on regrettera au petit matin, je ne l'apprendrai à personne. Nous sommes dans ce cas de figure. Clairement, il n'avait pas réfléchit et, voir sa "petite créature" comme il aimait tant l’appeler s'effondrer en sanglots suite aux décisions prises de sa part, n'a sûrement pas été certainement pas été une partie de plaisir. Mais c'était nécessaire, sûrement.

Une partie de plaisir, c'est exactement ça. Ces deux là avaient comparés leur relation à une partie de poker, et chacun dévoilait ses cartes avec parcimonie et justesse afin de toujours éloigné l'inévitable. La princesse avait été claire avec lui, et ce depuis le départ. "Si Amy venait à souffrir de la situation, je saurai mettre fin à cette partie de poker". Vrai, mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que ce serait lui qui y mettrait fin. Non pas parce qu'Amy souffrait, mais parce que lui agonisait.


Le dos tourné à celle qui cachait son minois dans ses mains, certainement pour tenter de garder la face même si cette posture décriait tout le contraire, il finit par franchir cette porte. Franchir la porte, c'est assez imagé. Il laisse derrière lui ce dont il a toujours rêvé pour passer à un air froid, sous le vent qui n'est pas désagréable au vu de la température estivale, mais qui l'est finalement au vu de la lamentable situation. Titubant tel un vieil ivrogne à bout de souffle, le voilà devant les appartements d'Amy. Goulot entre les lèvres, sitôt redescendu après quelques tristes gorgées, le voilà pris d'un fou rire. Pas celui joyeux, celui qui transpire la haine et la nervosité, tout comme le geste qu'il fit à ce moment précis. La bouteille n'était plus dans ses mains, mais avait été lancée violemment contre la porte, dans un élan de rancœur et d'amertume.

Cela fait une bouteille en moins, mais reste encore la deuxième. Il finit par partir, mais il ne riait plus. Non, plus la force, ni l'envie, ni rien d'autre. Un pied devant l'autre, du moins c'est ce qu'il croyait, et le voilà arrivé sur le même chemin qui l'avait conduit jusqu'ici, Limoges. S'effondrant sur le bas côté du chemin, n'ayant même plus l'envie de prendre la peine de s'allonger correctement, sa tête heurta le sol, ce qui signera le début d'un long sommeil, rythmé par les flaques d'alcool déversées par la bouteille renversée à ses côtés, ces mêmes flaques qui viennent lui recouvrir le visage, et se mêler à ses vêtements. Lamentable

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:26

Amarante. a écrit:
    ... Prendre des décisions qu'il était important et enfin temps de tenir ...



Et jusque-là, la brune n'y était pas parvenue ... Elle s'était promis d'éviter Sea le plus possible. Pour son propre bien. Depuis qu'Edern était arrivé, elle avait trouvé en lui une oreille attentive. Le sujet de son frère s'était fait naturellement et elle avait même un peu trop parlé. Il était aussi perspicace que Sea et lui disait des vérités, qu'elle connaissait très bien ... Elle avait beau se comporter comme une adolescente complètement accroc et idiote quand il était dans les parages, elle n'en restait pas moins lucide dès que Seayrath s'éloignait un peu ...

Edern lui avait dit que c'était malsain de continuer comme ça, qu'elle devait aller voir ailleurs, il l'avait même presque jeté dans les bras de ce pauvre Félix qui n'avait rien demandé à personne sous prétexte qu'il était trop mou ... Si elle n'avait pas été elle, ou dans une autre vie, elle aurait pu embarquer le jeune homme, mais elle n'était pas comme ça et c'était bien là le fond du problème ... Elle avait besoin d'avoir des sentiments, pour aller plus loin ...

Alors quand elle vit débarquer Sea ce midi là dans la taverne de son frère, ses résolutions s'envolèrent, comme une plume poussée par le vent. Le voir dans cet état avait eut raison de sa volonté et elle se maudissait pour ça ... Quand il lui avait dit qu'il avait mal au crâne, elle avait sorti son huile de menthe poivrée et lui avait massé les tempes avec ... Quand Mélissandre était arrivée, elle lui avait donné la fiole et s'apprêtait à sortir pour les laisser seuls, mais s'était sans compter sur la moue boudeuse de celle-ci qui lui avait dit de rester ... Se rendaient-ils au moins compte du malaise dans lequel ils la mettaient tous les deux ? Heureusement, Edern était arrivé par la suite, et elle avait ainsi retrouvé une bouffée d'air sain ...

Mais le soir venu, chez Fanette, il avait dit le mot de trop et cela l'avait blessé. C'était devenu une habitude. Elle savait pertinemment qu'il jouait avec elle. Elle savait pertinemment ce qu'il ressentait pour Mélissandre. Elle avait encore les courriers dans lesquels il avait couché les mots et ses sentiments qu'il lui avait fait promettre de garder pour elle, mais il ne savait pas que Méli lui avait dit une chose qui le détruirait forcément et ça, ça lui faisait mal ... Très mal, parce qu'elle ne voulait pas le voir souffrir et encore moins s'éloigner comme il lui avait affirmé, partir loin, si la Princesse se lassait ...

Elle était donc parti de chez Fanette après avoir accepté qu'il passe la nuit chez elle, où l'attendait une chambre depuis leur arrivée, mais contrairement à ce qu'il pensait, la brune ne l'avait pas attendu. Certes, elle était rentrée chez elle, avec la ferme intention de dormir pour apaiser ses pensées et son cœur, mais à peine, s'était elle changé qu'elle savait que, comme la veille, elle n'arriverait pas à fermé l'œil de la nuit. Son tourment ? Seayrath évidemment.

Elle enfila donc, juste ses chausses, attrapa un châle et ressorti simplement vêtu de sa tenue pour la nuit. Elle allait aller prendre un bain dans la Vienne, comme il lui arrivait souvent de le faire à la nuit tombée. Moins de monde, plus discret ... Sur le chemin, elle passa devant le Hanap et son regard fut attiré par la lumière qui filtrait à travers les volets. Il devait être une heure du matin, alors elle s'approcha doucement, les sourcils froncés. Un des clients avait dit qu'il mettrait le feu avant de partir, alors elle glissa un œil en tirant doucement sur un volet et là ... Elle les vit. Seuls, tous les deux et son cœur, se serra ... Sans attendre d'en voir plus, elle continua son chemin, en direction de la Cathédrale, traversa je jardin botanique de l'Évêché pour prendre le chemin qui longeait la Vienne et marcha, non courra presque jusqu'à la crique où elle avait l'habitude de venir.

L'endroit était abrité par des arbres et seuls les habitants, connaissaient ce petit coin de paradis. Sans plus attendre, elle lâcha son châle qui tomba sur le sol suivi des chausses laissé sur place, pour aller se jeter dans l'eau sans même enlever sa chainse de nuit ... L'eau était froide et glissa sur sa peau chaude comme une chape, ce qui lui coupa le souffle un moment. Cela eu aussi l'effet, de lui remettre les idées en place ... Sa décision était prise et cette fois, elle s'y tiendrait. Elle ne savait pas vraiment si Mélissandre se mentait à elle-même ou si vraiment elle ne voulait pas de lui comme amant, par peur de trop s'attacher, comme avec Maximilien, mais une chose était sure, elle, ne voulait plus souffrir ...

La seule fois qu'elle avait ressenti ça pour un homme, c'était pour le père de sa fille et elle savait très bien comment ça s'était terminé ... Elle avait failli par le maudire. Elle l'aimait et le haïssait en même temps et elle ne voulait en aucun cas revivre cela avec Seayrath. Le jeu était terminé. Il ne verrait plus un sourire sur son visage, du moins quand il serait dans les parages et elle l'éviterait le plus possible, même si ça devait lui pourrir la vie. Plus elle se tiendrait loin de lui, mieux elle se porterait. Il en allait de sa santé.

Si elle s'écoutait, elle rentrerait chez elle, prendrait quelques affaires et partirait loin ... Très loin pour ne plus être un obstacle en lui et Méli ... Elle pourrait même demander à Edern si elle pouvait venir avec eux ... L'idée lui traversa l'esprit, mais elle avait promis ... Elle avait fait cette stupide promesse à sa douce cousine de ne plus jamais la laisser à cause d'un homme ... Pourtant, là, cette promesse était vraiment très dure à tenir ...

Après près d'une heure à tergiverser et à faire trempette dans l'eau devenue moins froide à force d'y être, elle rentra chez elle ... Dans le noir, elle ne vit pas l'alcool qui avait coulé contre la porte, mais son regard se baissa quand son pied se posa sur un morceau de verre brisé ... Elle retira son pied et se baissa pour prendre le goulot de la bouteille. Elle le regarda sans comprendre et ramassa tous les morceaux qui traînaient au sol. Quelqu'un pourrait se faire mal ... Elle jeta un coup d'œil dans la rue, mais ne vit rien ... Elle était loin de s'imaginer que Seayrath n'était qu'à quelques rues de là et affalé, au bord du gouffre, le cœur brisé et la maudissant pour cela, le long d'un chemin à la sortie de la ville ...

Elle poussa la porte et entra chez elle, pour enfin arriver à s'endormir juste avant le lever du jour ... Ayant une ultime pensée pour Actarius et la demande qu'elle lui avait faite ... À savoir s'il n'avait pas un éventuel époux dans les poches ... Il lui avait dit qu'il était un très mauvais marieur, mais qu'il tendrait l'oreille ... Elle avait besoin d'avoir un peu d'attention pour elle, alors si elle devait en passer par un mariage de convenance, elle en passerait par là ... Et cela, même si ça devait l'éloigner de sa cousine adorée ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:26

Melissandre_malemort a écrit:Mélissandre dépérissait. Entendons nous bien, elle n'avait jamais été ni épaisse ni bien portante. L'enfant malingre avait évolué en une adulte trop menue. De loin, on lui donnait douze ans. Il fallait s'approcher et sonder le ravissant minois pour déterminer aux lueurs de ses grands yeux noirs qu'elle approchait tout doucement de la vingtaine. A trois années près. Et dans la mesure où elle survivait jusque là au mépris de la maladie qui la grignotait de l'intérieur, suçotant la moelle de ses os telle une moire d'un ciseau armé.

Blottie sur un recoin de banquette, elle n'attire pas l'attention des quelques clients qui viennent se faire servir une bière fraîche avant de regagner leurs pénates. De profil, c'est tout juste si on peut la reconnaître à la courbe caractéristique de son petit nez qu'un rien d'enfance retroussait joliment. Ou à la longueur de ses cils qui découpaient sur ses pommettes d'épaisses franges veloutées. Une lippe un rien boudeuse en avant, la princesse observe ce qui se passe dehors entre deux infimes volutes quand son souffle heurte les vitres.

Sea lui manquait. Cruellement. En mettant un terme à leur partie de carte, il lui avait sévèrement giflé l'égo. Mais pas que. Il avait aussi assassiné un rien de tendresse, une infîme once d'espoir, un tout petit peu d'affection qui faisait ça et là pulser son coeur comme un oisillon en proie à ces premiers spasmes de vie. Peutêtre l'avait il deviner : Elle n'avait que peu d'espoir à ce sujet après ces heures, ces nuits, ces semaines passées à lui marteler qu'elle était incapable de ressentir assez pour fendre l'épaisse armure dont se flattait ses émotions. Ivre de vérité, elle avait enfin trouvé un interlocuteur qui comprenait. En fuyant, il avait répondu à ses demandes. Pouvait elle, pour le réconfort d'une nuit encore dans le creux de ses bras, revenir sur ses paroles et plonger à nouveau la dague de la trahison dans le sein d'Amarante ? Ils n'avaient jamais été au delà de sages baisers. De chastes étreintes timidement échangées entre deux de ces interminables discussions qui avaient bercés son existence depuis leur rencontre en Maine. Mais les rires de Sea et cette façon qu'il avait de lui cingler l'égo à coup de paroles susurrées n'avaient été qu’épisodiques divertissement. De Edouard elle avait retenue la leçon : Elle s'interdisait l'attachement et pire, ne le tolérait pas chez autrui.

Mélissandre rêvait d'aimer. Elle fantasmait la tendresse, exigeait la peine. Le carcan qui faussait ses émotions depuis l'enfance l'avait condamnée à une existence en demi teinte. A défaut d'aimer fort, elle avait souffert terriblement. Seth et Maximilien, chacun à leur façon, l'avaient torturé d'espoir. Chaque dispute était une lame chauffée à blanc dans le creux de son ventre, un herzatz d'émotion, une microscopique leçon d'amour. Pouvait elle rivaliser avec ces femmes fragiles, ces vapeurs commanditées, ces rires vrais et ces gémissements de vérité? Elle était persuadée du contraire, intimement convaincue qu'il n'était plus temps de feindre. Les petits riens qui la secouaient auraient du être renversantes passions : Puisque chacun méritait l'entièreté d'un coeur dont elle était dépourvue, la Malemort se confierait dans la solitude, portant pour son existence entière le deuil de ce qu'elle aurait pu être.

Et tant pi si le souvenir de Sea lui brûlait la poitrine. Elle n'était pas capable d'aimer de deux façons à la fois et son affection pour Amarante et Lucie se devaient d'outrepasser le besoin vicéral qui l'a prenait parfois d'étreindre cet homme là de ses cuisses graciles. Nez dans le foulard qu'elle lui avait chippé un soir, Mélissandre entreprit le deuil de ce qui ne fut jamais tout à fait.

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:27

Amarante. a écrit:
    ... Se sentir terriblement seule ...



Edern et Félix étaient partis et elle avait perdu l'oreille attentive et le conseil apaisant du blond. La veille, avant leur départ, elle avait passé une bonne partie de l'après-midi à préparer des gâteaux et des biscuits aux amandes pour Félix et pour Edern, elle avait chipé de la viande séché, dans les cuisines du MAB et elle leur avait apporté tout ça en début de soirée ... Et puis, était venu le moment de se dire au revoir et elle les avait quitté pour rentrer chez elle et dormir ...

En ce jour du samedi quatre août, la brune avait passé beaucoup de temps toute seule. Elle ruminait, se posait des questions. Méli refusait de parler. Elle lui avait dit un " non " catégorique, quand elle lui avait demandé si elle voulait bien la laisser partir. Elle n'avait pas insisté et s'était, résignée à resté, quand elle lui avait dit, qu'elles reprenaient tout de zéro ... Elle lui avait promis après tout, de ne pas la laisser et de partir pour les mauvaises raisons, et elle avait besoin d'elle ... La veille, Edern l'avait invité à les suivre, mais elle s'était résigné à lui dire non ... Et puis, après avoir parlé avec lui encore une fois, elle n'avait plus eut, vraiment envie de partir, et rester, ne lui était plus aussi difficile ... Enfin jusqu'au milieu de l'après-midi de ce samedi-là ...

Elle était restée des heures seule à travaillé pour Vittoria. Envoyer des courriers à chaque personne dans le Limousin, demandait beaucoup de patience et de persévérance, mais cela l'empêchait surtout de penser et de ruminer ... Quand elle en eut marre d'être seule au Hanap, elle embarqua tout son attirail pour aller tenir compagnie à sa filleule Fanette.

Elles avaient discuté de tout et de rien. Des élections, de son époux qui lui manquait, de Svan, et même de Gourvan qui lui avait envoyé un vélin pour lui demander d'être son témoin à son mariage ... Et puis Seayrath était entré. La brune l'avait salué d'un " bonjour Seayrath ", mais c'était comme si elle était invisible. Comme si pour lui, elle n'existait pas, alors que c'était elle, qui passait son temps à l'éviter, Lui ... Après avoir récupéré ses deux bouteilles, il était reparti comme il était venu, sans même lui adressé un bonjour ni un regard ...

La brune s'était alors senti tellement mal, que les larmes, lui étaient montées aux yeux. Fanette avait alors posé une main réconfortante sur son bras et la brune avait ravalé les larmes qui lui piquaient les yeux ... Pourquoi était-ce si compliqué ? Fanette lui avait demandé s'il n'était pas possible pour eux d'être des amis, mais là, c'était plutôt mal parti ... Elle essayait, elle faisait des efforts pour que la présence de Seayrath lui soit moins douloureuse. Elle savait qu'elle y parviendrait, mais cela prendrait du temps ... Pour cela, elle devait trouver des défauts à Seay et se persuader que rien n'aurait fonctionné entre eux ... C'était une méthode comme une autre de se délivrer de l'attraction qu'elle ressentait pour lui ... Et quand il n'était pas dans les parages, cela fonctionnait plutôt bien. Elle avait le cœur moins lourd ...

Mais en plus d'être invisible pour lui, elle avait remarqué qu'il ne venait même plus voir Mélissandre et comme cette dernière ne voulait pas parler, elle ne savait pas ce qu'il s'était passé ... Pour le moment, elle, laissait Mélissandre tranquille, elle le lui avait demandé, mais elle finirait par avoir le fin mot de l'histoire. Qu'elle, évitait de son plein gré Seayrath était une chose, mais qu'eux ne se voyaient plus, en était une autre ... Il lui faudrait trouver le courage et le temps de lui parler, mais ce n'était ce jour que cela arriverait ... Elle n'avait pas vu sa cousine de la journée ...

Et c'était en soupirant, après avoir encore passé plusieurs heures seules au Hanap, qu'elle se décida enfin à rentrer chez elle ... La nuit portait conseil et le lendemain il ferait jour ... Pourtant, la brune aimerait, voulait que tout puisse s'arranger ... Elle s'en voulait tellement, se sentait si responsable de ce qu'elle ressentait ... Tout aurait été si simple autrement ... Tout ... Elle s'en voulait même d'exister et d'être en vie ... Elle se sentait vraiment misérable ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:28

Amarante. Le 7 août 2018 a écrit:
    ... Sombrer petit à petit ...


Cela faisait maintenant trois jours plein qu'elle ne sortait plus ... À quoi bon sortir, si c'était pour être seule ? Pour une fois, Seayrath, n'y était pour rien ... Depuis quelque temps, elle avait l'impression que même Mélissandre l'évitait elle aussi, alors qu'elle lui avait dit, avoir besoin d'elle, mais plus le temps passait et plus elle avait des doutes ... Oui, elle doutait ... Après tout, elle avait Lucie et Arry ou encore Samsa et Seayrath ...

    À quoi bon sortir si c'était pour ne voir personne ou presque ?
    À quoi bon sortir si c'était pour se voir tenir à l'écart, en lui demandant de partir bien souvent ?
    À quoi bon sortir si c'était pour que personne n'ait confiance en elle ?
    À quoi bon sortir si c'était pour être prise pour une idiote qui n'était pas capable de comprendre ?
    C'était ce qu'elle ressentait, alors à quoi bon ???


Tout ce qu'elle voulait, c'était ne pas être seule. Elle ne se contentait plus des miettes que Méli lui laissait. Elle voulait plus, bien plus ... Mais là, c'était mal parti ...

La dernière fois qu'elle était sortie, c'était le dimanche cinq août. Alors qu'elle envoyait ses derniers courriers pour les Royales au Hanap, elle avait vu Fanette et Roman ensemble dans leur auberge. Elle était contente pour sa filleule et n'avait pas osé aller aux renseignements, pour savoir, si cela, c'était bien passé avec son époux. La brune s'inquiétait un peu pour Fanette, elle la savait délaissée ... Tout comme elle, lorsqu'elle était ici dans cette ville. Limoges qu'elle aimait pourtant, mais qui était aussi son tombeau de désespoir ...

Après avoir vu quelques clients au Hanap ce matin-là, elle était rentrée chez elle ... Pour ne plus en sortir ...
Elle avait simplement envoyé un courrier à Fanette, pour savoir si ça, c'était bien passé avec Roman et lui avait dit qu'elle ne se sentait pas bien, qu'elle était sûrement malade et qu'elle ne devait pas s'inquiéter de ne pas la voir ...
Mais tout ceci n'était pas vrai ... La brune se sentait seule et abandonnée, et, elle savait que si elle allait voir Fanette dans sa taverne, Seayrath n'aurait plus d'endroits où aller ... Alors elle était rentrée chez elle et n'en n'était plus sorti ... Toujours animée, par ce besoin viscéral de se sacrifier pour les autres ...

Elle donnait simplement le change envers les soutiens de Vittoria, mais le coeur n'y était plus ... Même cet homme qui avait attiré son regard et attisé sa curiosité sur le stand électoral, n'était pas encore assez fort ... Ou même la petite Catherine, seule enfant qui restait encore auprès d'elle, n'arrivait pas lui redonner goût à quoi que ce fut ...
Elle sortait rarement de sa chambre ou elle jouait de la harpe sans conviction, s'enfermait dans sa morosité et se laissait dépérir parce qu'elle avait perdu l'appétit ...

La seule distraction qu'elle s'était autorisée, était d'aller tirer quelques flèches le lundi, pour le tournoi d'archerie. Elle ne participait pas pour gagner, mais simplement parce que cette arme lui plaisait. Elle avait pris six carquois, mais elle n'était pas arrivé à battre le score de sa première manche. L'esprit de compétition n'y étant pas du tout ... Ce même lundi, elle s'était aperçu du départ sa cousine. Elle avait quitté la ville, sans un mot pour simplement la prévenir ...

Elle devait juste tenir jusqu'au mariage de Gourvan et après ? Après quoi ? Quel était son avenir ? Être un pantin qui n'avait de valeur pour personne, même si on lui disait le contraire ? Oui, elle avait ce sentiment égoïste, de vouloir être importante pour quelqu'un. Mais qui ne l'avait pas au fond ? Il fallait être honnête ! Tout être normalement constitué, voulait avoir de l'importance et être aimé de quelqu'un ... Mélissandre était tout pour elle, mais elle, qui lui disait pourtant l'être aussi ... Était-ce bien vrai ? Elle l'avait abandonné là, sans un mot, alors qu'elle lui avait interdit de partir pour de mauvaises raisons ... Où était-elle ? Et pourquoi ?

Tout ce qu'elle demandait, c'était un peu d'attention, rien de plus ... Mais là, cela faisait déjà plusieurs jours que personne n'avait pris de ses nouvelles. Personne n'était venu frapper à sa porte, ni même envoyé un mot ... C'était un constat très douloureux et elle était rongée par ce sentiment de jalousie qui la bouffait de l'intérieur ...

    Alors à quoi bon continuer ?
    À quoi bon ???


Un coursier était arrivé en fin de matinée de ce lundi. Un petit mot de Fanette, qui, lui avait fait porter un peu de riz au lait d'amandes et quelques bonbons à base de miel, de pain, de girofles et de gingembre, qui ne lui faisait même pas envie et qu'elle avait rangé dans le cas ou cela changerait ... Pauvre Fanette qui se donnait du mal pour une marraine qui lui avait menti sur son véritable état.

Un pigeon était arrivé en milieu d'après-midi, puis un deuxième dans la soirée, mais aucun de ses pigeons, ne venaient de la personne espérée ... Le premier annonçait que Salomon était parti de Bretagne, le samedi avec Kieran et l'autre, venait de Niki ... Même si le courrier lui avait arraché un faible sourire en le réceptionnant, la jeune femme, n'avait pas l'air d'être au mieux non plus ...
Il lui faudrait répondre, mais pour le moment, elle n'en avait pas envie ...

    À quoi bon ?


La soirée avait passé, et comme toutes les nuits, elle était partie se baigner dans la Vienne ... Puis était rentrée ...








    ... Voir un bout de lumière ? ...



Une nuit de plus était passée. Le mardi était arrivé, inexorablement, et avec cette nouvelle journée, était arrivée une nouvelle résolution ... Elle était plutôt de bonne humeur, cela changeait de ses derniers jours ... Et une envie de soulager sa conscience de tous les péchés qu'elle avait accumulé depuis un certain temps, était apparu. En fait, elle ne se confessait presque jamais, elle était en froid avec le Très Haut, comme elle le disait bien souvent. Ysil l'avait un peu réconciliée avec lui, mais pas assez cependant pour qu'elle pensât aux messes régulièrement. Cependant, elle avait pris un grand plaisir à s'occuper du confessionnal durant plusieurs semaines, alors qu'elle partait complètement septique.
Écouter les autres soulager leur conscience des fautes qu'ils avaient pu commettre, la rendait moins coupable des siens, mais là, elle en était arriver à un point qu'elle jugeait bien trop important et surtout néfaste pour elle-même ... Elle avait promis à Edern qu'elle sortirait du trou dans lequel, elle s'était enfoncé et pour le moment elle ne pouvait pas dire qu'elle y réussissait pleinement ... Il lui avait dit de prendre une échelle et non une corde pour remonter, cette dernière se cassant bien plus facilement pour nous laisser retomber lourdement encore et encore ... Il avait raison, encore une fois et elle allait changer la corde bien trop usée, par une échelle bien plus solide ...

    Peut-être ? Peut-être allait-elle enfin avancer ?
    Peut-être ? Peut-être pouvait-elle oublier le " à quoi bon " ?
    Peut-être ???


Elle attendait désormais la réponse de Grégory, à sa demande un peu urgente de confession ... Cela ne voudrait pas forcément dire qu'elle irait vraiment mieux en sortant de là, mais au moins, elle aurait fait un pas ... Et puis, autant le faire tant qu'elle était motivée ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:29

Amarante. Le 7 août 2018 a écrit:
    ... Voir la fin des haricots ...



Quelle erreur monumentale que d'être sortie. Si elle avait su, elle n'aurait pas montré le bout de son nez. La soirée chez Fanette avait tourné au cauchemar quand Seayrath était arrivé, alors qu'elle essayait tant bien que mal de se mêler à la conversation des plus frivole sur un veau de compagnie. La discussion s'était ensuite envenimée et ils étaient partis dans une autre taverne pour régler leurs comptes ...

Il l'avait accablé de reproche, elle s'était défendue, ne comprenant rien à ce qu'il lui disait. Reprocher de n'avoir rien fait et d'avoir trop parlé de lui et de Méli. Oui, elle s'était confié à Edern et aussi à Fanette, les seuls qui pouvaient lui prodiguer leurs conseils ... Il lui avait répété encore et encore qu'elle n'était qu'une ingrate, qu'elle ne comprenait rien à rien. Sa voix grave avait tellement bourdonné dans ses oreilles.
Il avait sorti et pointé son épée sur elle, lui reprochant tout les maux de la terre. Surprise, elle avait reculé quand même inquiète, elle n'étant pas armée et lui avait demandé s'il voulait la tuer ? Il avait dit non et les cris avaient continué encore un moment et dans un geste de désespoir, et lourd de conséquence, elle avait ramassé l'épée que Sea avait jeté au sol et d'un geste sec s'était taillé le poignet droit.

C'était un geste irraisonné, impulsif du à la fatigue et à tous ses reproches, alors qu'elle lui avait dit qu'elle partirait, et qu'il devait aller chercher Méli dont elle n'avait pas de nouvelle et dont elle n'avait pas vu le mot qui lui disait qu'elle partait quelques jours. Encore un malentendu ... Elle avait résisté quand Sea l'avait forcé à le suivre derrière le comptoir pour appuyer sur la plaie dont le sang coulait, mais paniqué, il était sorti sûrement pour aller chercher de l'aide et elle en avait profité pour partir. Pour fuir tout cela.

Elle en avait assez juste assez, elle qui faisait de son mieux pour que Seayrath et Mélissandre se mettent ensemble. Que pouvait-elle faire de plus ? Elle rejetait déjà ses sentiments, s'intéressait à une autre personne rencontré au Royal et cela n'était pas suffisant ? Alors si elle devait parti, elle le ferait. Si Méli ne la supportait plus, alors elle ne serait plus un poids ... Plus jamais ...

Elle avait mal, elle avait l'ipression que son coeur battait dans son poignet et dans ses tempes et le sang qui coulait toujours. Elle ne s'était pas raté et pourtant, elle n'essayait même pas d'arrêter son sang de couler, elle voulait en finir pour que tout s'arrêtât enfin. Elle courait dans la nuit, traversant les rues et ruelles de la ville sans vraiment regarder où elle allait. Tout ce qu'elle voulait, c'était partir, quitter cette ville qui l'étouffait et la rendait malheureuse. Elle ne pensait plus qu'à partir, laissant tout ce qu'elle avait derrière elle.

Elle s'engagea vers la porte qui menait à Ventadour. La herse était fermée à cette heure-là, mais elle savait qu'il y avait une petite porte cochère en bois qui menait à l'extérieur. À force de courir, elle trébucha à plusieurs reprise et sa vision commençait à se brouiller. Son bras lui lançait, elle avait la main recouverte de sang. Elle pleurait, elle enrageait en même temps et ses forces commençaient à lui manquer. Elle arriva cependant jusqu'à la lourde porte en bois, qu'elle réussie à ouvrir avec beaucoup de difficultés. Elle fit quelques pas à l'extérieur du rempart, mais dans la nuit, le regard brouillé par ses larmes, la fatigue dû à sa course et au sang dont elle se vidait, elle fut surprise par un chemin en pente, elle glissa sans pouvoir se rattraper et tomba lourdement sur le sol caillouteux et resta, inanimé, son sang continuant de s'écouler hors de son corps et sur le sol qui buvait ce liquide poisseux ...

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:30

Seayrath a écrit:Amarante et Seayrath ne s'étaient pas recroisés depuis maintenant un bon moment. La situation allait très bien à l'Angevin qui ne serait pas prié de vomir sa haine sur la brune à la première occasion. Le temps était passé, la haine s'estompait peu à peu, mais demeurait toujours. Il passe la porte de Il lupo e l'uccellino et la vit sur un côté, en retrait. Tout se passait très bien les premières minutes et puis, il prit finalement la décision de poser une question rhétorique à la brune.

Je ne suis pas sortie depuis plusieurs jours, j'étais souffrante.
Quelle étaient les causes de cette souffrance ? Les remords ? La honte ?

Le regard vissé sur le chien qu'il caressait, sans même prendre la peine de lui infliger un regard inquisiteur, il fit tout de même surpris par la réaction de la brune. Semblait-il qu'elle n'avait pas la moindre idée de son implication dans le triste tableau où tout le monde s'évitait comme la peste. Lui déposant quelques claques verbales bien senties, toujours obnubilé par le dogue, il lui proposa finalement d'aller régler leur compte un peu plus loin. Il est vrai que les trois autres personnes présentes n'en menaient pas large. L'un rédigeait une missive, l'autre avait le regard vide, et Fanette se faisait toute petite. Aucun intérêt de leur infliger cela, les deux partaient dans une autre taverne.

Au prémice de ce qui allait finir en tragique représentation, Amarante était adossée à la porte, lui était à l'opposé, assis sur le comptoir.


Approchez.


Elle ne se fit pas prier. Quelques reproches supplémentaires, tentant du même coup de lui expliquer la situation, elle qui n'avait apparemment ni les tenants ni les aboutissants. Tout aurait pu s'arranger, ou du moins ne pas partir en vrille si elle avait été plus conciliante et docile. Mais rien, elle lui rentrait dedans, lui chantant qu'il n'était qu'un imbécile et qu'il n'avait qu'à partir chercher Mélissandre pour réparer les pots cassés. Il s'évertuait à lui faire comprendre que jamais il ne ferait telle chose, qu'il avait de sa propre décision mis fin à ce qu'ils vivaient, et que contradictoire serait l'idée d'aller la chercher à travers le royaume.

Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait rien à ce qu'il tentait de lui insuffler. S'il avait décidé qu'il valait mieux arrêter cette mascarade avec Mélissandre, c'était pour sauver la relation qu'elle entretenait également avec Amy. En creusant un peu plus, c'était également pour s'éviter le coup de massue qu'il aurait pris si c'était elle, qui avait prit cette décision. Ca ne pouvait pas fonctionner et il l'avait compris, alors autant prendre les devants et limiter les dégâts tout de suite. Mais tous les mots, toutes les intonations et tous les regards étaient insuffisants à lui faire comprendre cela.
Alors de manière presque théâtrale, il prit soin de dégainer lentement son épée, pour déposer la pointe de la lame à son cou. Un seul vif coup de poignet aurait permis à la lame de ressortir par la nuque de la brune. D'un air surpris et apeuré, elle fit quelques pas de recul, ajoutant :

Vous voulez me tuer ?!
Non, et savez-ce qui m'empêche de le faire ?
Le fait que Méli ne vous le pardonnera jamais ?
Absolument pas. Rien ne m'empêche de le faire, mais je ne suis pas comme vous. Je ne brise pas les autres simplement car moi même, je suis brisé.

La lame de l'épée ramenée tout aussi lentement près de son visage, le même qu'il voyait dans le reflet de l'acier, tordant le poignet dans tous les sens afin de trouver l'angle où il pourrait apprécier l’entièreté de son faciès fermé, grave, sans émotion aucune.

Cette petite scène n'eut pas l'effet escompté. Elle ne voulait rien savoir et continuait à lui rentrer dedans. Elle qui était jadis si facilement impressionnable.


Je serais partie demain.
Non, vous restez.

Les talons tournés, juste après que l'épée se soit échouée à ses pieds suite au lancer de l'Angevin, elle se dirigeait vers la sortie. D'un bond transpirant énervement qu'elle lui procurait, il s'approcha et lui attrapa le bras d'une poigne ferme et sûrement douloureuse.

Vous me faites mal !

Il relâche l'emprise et s'adosse à la porte.

Ne partez pas. Vous ne comprenez décidément rien à ce que je dis ? J'articule mal, ou quelque chose ? Putain, ayez conscience que j'ai fait tout cela pour vous sauver. Vous et Mélissandre. Et vous allez encore me cracher dans la main en partant d'ici, alors que Mélissandre vous a demandé de ne pas le faire ?! Ingrate.

Amy, lasse de ces incessants reproches avait ramassé l'épée qui traînait sur le sol. Enfin, elle se victimisait.

Oui, je ne suis qu'une ingrate, je fais tout mal, je suis une plaie... Et j'en ai marre

Toujours adossé à la porte, l'empêchait de sortir, ses yeux furent vite écarquillés à la vue de la tranchante lame, entaillant la veine d'Amarante. D'un geste vif, et appuyé, la veine s'était scindée en deux, d'un geste désespéré.

Certes, les reproches allaient bon train. Elle n'avait pas tous les torts du monde, bien sûr que non. Mais l'impartialité n'est qu'une vaste illusion de l'homme qui n'existe pas. Sea ne voyait que son côté des choses, et l'enterrait sous une montagne de jugements. Il n'était pas comme ça, mais cela faisait bien longtemps qu'il ne finissait plus ses nuits, et que la fatigue ainsi que la lassitude avait établi campement dans son être. Cela étant dit, il n'eut pas le temps de s'en vouloir. D'un geste brut, il délogea l'épée tenue par les fins doigts de la brune qui partait s'écraser bien plus loin. Le bras fermement tenu par une poigne virile, Amarante se vit traînée de force au comptoir où il pris soin d'appuyer fermement sur la plaie ouverte à l'aide du premier tissu venu

Un geste désespéré ? Peut-être. Mais considérons qu'il ne l'était pas tant que cela, puis qu’à la vue du sang giclant de bien des parts, Amarante refusait de se laisser faire, et empêcha l'Angevin n'y connaissait strictement rien en médecine de tenter un garrot rudimentaire.



Putain ! Mais vous êtes complètement fracassée ?!

Voyant rapidement qu'il ne pourrait rien faire d'un tant soit peu utile, le voilà parti en courant à Il lupo e l'uccellino afin de ramener Fanette avec lui, priant Amarante de rester ici le temps de faire l'aller-retour. Pensez-vous, elle s'était évaporée dans la nature et Fanette, accompagné d'un Zhou Yu avaient fait le chemin pour rien. Les trois se concertaient afin de retrouver celle qui ne passerait pas la nuit dans cette situation. Fanette devait aller au Hanap Couronné, puis aller voir si Amarante n'était pas rentrer chez elle. Enfin, c'est ce qu'il avait compris dans le vent de panique qui inondait la taverne recouverte de flaques de sang.

Les deux avaient quittés les lieux, à la recherche d'Amarante. Lui, ne savait pas où aller. La ville est grande, et il n'en connait que les fossés poisseux où il passait ses nuits alcoolisées. Le regard honteux posé sur le sol, l'idée pourtant logique ne lui vint qu'à cet instant. Il n'avait qu'à suivre les traces de sang qui jonchaient au sol. Ces traces l'avaient finalement mené à une immense porte, déjà entrouverte, marquée par le sang versé d'Amarante qui l'avait ouverte. Suivant toujours le sang, il finit par arriver à la lignée d'arrivée. Plus de sang, plus de marque, qu'une lune timide qui régnait sur les cieux. A droite, à gauche, son regard vacillait, pour finalement découvrir le corps inerte de la brune, un peu plus bas.

Il descendit la pente comme il le pouvait, désormais agenouillé face à ce qui ressemblait plus à un cadavre que tout autre chose. Son visage était pâle, terriblement pâle. Ses vêtements étaient tâchés de toute part. Son bras, sur lequel le sang avait déjà commencer à sécher étant tout bonnement désastreux.


Amy ! AMY ! Vous m'entendez ?!


Aucune réaction. Le sang s'extirpait toujours de la veine entaillée et elle, ne répondait plus de rien. Sa vision se troublait à la vue du sang, mais il n'était pas question de perdre conscience à son tour, le résultat serait dramatique. Le foulard retiré, prenant soin de poser un garrot à l'endroit du saignement intempestif qui se gorgeait malgré tout lui aussi de sang frais. Il était désormais temps de ramener Amarante en terre civilisées et vivantes. bien que l'heure soit tardive, il espérait trouver une aide bienvenue. Il l'installa sur son dos, la tête brune balançait de droite à gauche près de son pectoral. Son bras vint mettre un terme à cela, et bloqua son visage contre ce même pectoral, pour éviter de lui tordre de le cou tandis qu'il remontait la pente.

Le chemin inverse fit traversé au pas de course, l'Angevin gueulant sans cesse : Fanette ! Fanette ! FANETTE ! Afin qu'elle sache qu'il l'avait retrouvé. Il se dirigeait vers les appartements d'Amarante où il était parti pour frapper poliment pour finalement vite se raviser, et défoncer la porte après de multiples coups de pieds tout en force. Le bras de la brune ne cessait de saigner, et le sang venait maintenant s'échouer sur le visage Angevin. Désormais à l'étage, il déposa de la manière la plus délicate ce qui restait d'Amarante, sur son matelas.. Son visage était encore plus pâle éclairé pour les tristes lumières qui éclairaient du mieux qu'elles le pouvaient la pièce.


Amy, Amy ! Reveillez-vous putain c'est vraiment pas marrant !

Non non, ça n'avait rien de drôle, puisqu'elle était tout bonnement en train de rendre l'âme. Aussitôt déposée sur le lit, il ouvre la fenêtre afin de gueuler encore un peu plus fort "FANETTE !!!". Il repris place près d'Amy, et retira le foulard ensanglanté pour appuyer fermement sur la plaie de ses deux mains, de toute la force qu'on pouvait encore lui prêter après ces tristes événements.

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:32

Leony, incarné par Amarante. a écrit:

Non ! Non mademoiselle Catherine, ca ne se fait pas.

La petite, d’ordinaire si sage, est passablement énervée. Le temps lourd et orageux, l’absence des plus grands, tout semble se liguer pour la rendre grincheuse. Léony soupire avant de lui retirer sa chemise de nuit, et lui en glisser une plus légère.

Celle-ci vous tiendra moins chaud, mais je ne veux pas que vous la retiriez, c’est bien compris ?!

Ce n’était pas le premier enfant dont elle s’occupait, ce ne serait surement pas le dernier, et la jeune femme faisait appel à toute sa patience pour ne pas abdiquer devant les caprices des uns et des autres.

Allons ! Au lit à présent ! Faites de beaux rêves ma petite demoiselle.

La gouvernante posa un baiser sur le front de la petite et sortit de la pièce, laissant un minuscule entrebâillement au cas où elle se réveillerait dans la nuit. Elle rejoignit sa chambre au bout du couloir et, après avoir également enfilé sa robe de nuit, commença à rédiger une lettre pour ses petits en voyage.

Soudain, un fracas épouvantable la fit sursauter de frayeur. Lâchant sa plume qui éclaboussa le vélin, elle se précipita dans le couloir, pieds nus et en robe de nuit. Des cris la guidèrent jusqu'à la chambre de la Dame.
Un homme était penché sur Amarante, allongée inconsciente sur le lit.

Grands Dieux ! Mais qu’avez-vous donc fait ? !!!

La question s’adressait à l’inconnu mais son regard couru sur le corps inerte.

Est-elle ….

Leony chassa aussitôt le doute affreux d’un mouvement de la tête et se retourna vers la porte, où Blanche, la cuisinière, venait apparaître.

Blanche, allez chercher un médecin. Vite ! C’est urgent !

Attrapant un drap propre dans l’armoire, elle en déchira une large bande qu’elle donna à l’homme.

Prenez ça, enserrez son bras fermement. Je vais voir si je trouve des sels, il faut qu’elle reprenne connaissance.

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:32

Fanette a écrit:Une torche à la main, elle arpentait les ruelles de la cité. La présence de Huan la rassurait un peu. Elle le savait bien peu féroce, mais au moins, son gabarit pouvait sembler dissuasif à qui ne le connaissait pas. Sea avait pour mission de retrouver la Bretonne et elle, devait absolument mettre la main sur son diable. Naturellement, elle prit le chemin des appartements du padre Corleone. Au rez-de-chaussée d'une maison cossue, non loin de la place du Grand-Marché, il avait ouvert un cabinet médical dans lequel Roman officiait à sa place quand il n'était pas en ville. Elle tambourina en vain. Si Roman avait promis de délaisser les affaires de son père pour ne s'occuper que des siennes et consacrer ainsi plus de temps à son épouse, le fait est qu'elle ne l'avait plus vu du matin et ignorait l'endroit où il se trouvait. La porte était restée définitivement close. Elle courut alors vers l'auberge. Un peu précipitamment, avait fouillé ses affaires pour glisser dans une besace, linges propres, aiguilles, fil de lin huilé, un onguent et quelques fioles prises au hasard. Puis elle avait griffonné un mot à l'intention de l'Italien, qu'elle était revenue glisser sous la porte du padre, au cas où son fils repasserait par là. Elle avait laissé le même chez eux.


[rp]Roman, c'est urgent, Amarante s'est ouvert les veines. Seayrath ignore où elle est partie, elle s'est enfuie pendant qu'il venait me chercher. Il va tâcher d'aller voir chez elle, et moi je vais attendre au hanap. Il dit que, vu ce qu'elle pisse comme sang, elle ne vivra pas très longtemps.
J'ignore où tu es, mais, s'il te plaît, si tu es dans le coin, viens vite, passe au hanap ou chez Amarante, mais il faut l'empêcher de mourir.
Fanette[/rp]


Le passage au Hanap n'avait rien donné, mais elle y laissa consigne pour qu'on la fasse prévenir si on venait ici pour donner des nouvelles. Ne sachant trop comment se rendre utile, elle se jeta de nouveau dans la nuit, la main crispée sur sa torche, s'efforçant de suivre les longues foulées du dogue, tout en surveillant les embrasures de portes, et les angles de rue.

Elle était à une quarantaine de toises de la maison d'Amarante quand elle reconnut la voix de l'Angevin qui hurlait son prénom.

Sa voix forte portait dans la ruelle, se fracassant aux murs des maisons à pan de bois, lui renvoyant l'urgence de la situation. Elle se mit à courir jusqu'à l'huis défoncé, se rua dans l'ouverture et monta quatre à quatre les escaliers pour débouler essoufflée, et boucles en désordre à l'étage.
Le long couloir comptait plusieurs portes mais instinctivement elle se précipita vers celle qui était grande ouverte.

Une femme la bouscula en sortant prestement de la chambre. Elle fit un pas, presque timide et passa le seuil. Le souffle lui manqua en découvrant Amarante. Elle était étendue sur le lit. De sa chevelure d'ordinaire, toujours si bien apprêtée, s'échappaient des mèches brunes qui collaient aux joues poisseuses de sueur et de sang. Les paupières étaient closes et son teint semblait livide dans le halo des quelques chandelles. Assis sur le rebord du matelas, l'Angevin, sans doute aussi pâle qu'elle sous l'épaisseur de sa barbe, s'efforçait de maintenir sur son poignet un linge qui doucement se gorgeait de sang.

Fanette posa la besace contenant les ustensiles de son époux. Puis, elle s'efforça se détacher du visage exsangue de la Bretonne pour planter un regard affolé dans celui de Seayrath.

- Je ne l'ai pas trouvé Sea, j'ignore où il est, mais j'ai pris quelques baumes, et j'ai aussi de quoi coudre. Je l'ai déjà fait .. enfin là .. je ne sais pas ce qu'il conviendrait de coudre. La peau je pourrais le faire ... je crois ...


D'un geste un peu fébrile elle sortit un petit pot d'argile, fermé par un linge tenu en place par un lien de chanvre. Elle le déposa sur la table. Une désagréable odeur d'huile rance et de poix s'échappait du couvercle de fortune.

- C'est de l'onguent brun, il paraît que c'est efficace pour assainir les plaies.

Elle balaya la pièce du regard, puis, se dirigea vers une table sur laquelle étaient posés un broc et une bassine. Elle versa un peu d'eau pour s'y rincer les mains, avisa les gestes de Sea, et prit un linge propre dans sa besace. Enfin, elle osa s'approcher du lit à son tour, et doucement, comme si elle veillait une enfant endormie, et s'agenouilla pour être à la hauteur de la jeune femme. Délicatement, elle glissa ses mains sous celle de Sea, pour prendre leurs places sur le poignet de la brune. Elle laissa tomber au sol le linge imbibé de sang pour le remplacer par un propre et y appliqua sa paume avec toute la force dont elle était capable.

- Sea, qu'allons-nous faire si Roman ne vient pas ?

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Re: [RP] On peut aussi ...

Message par Amarante. le Jeu 25 Oct - 15:33

Amarante. a écrit:
    ... Enfin trouver la paix ...



Son corps gisait là, sur un sol inconfortable, remplie de pierres qui lui marquaient la peau devenue bien trop pâle, alors que quelques instants auparavant, elle était encore rouge de chaleur et de colère.
Ses lèvres toujours rosées et brillantes habituellement, étaient devenues bleues et ternes. Elle ne ressentait plus rien. Plus de douleur physique, ni moral. Son esprit quittait lentement, mais sûrement ce corps que venait de retrouver Seayrath.
Sa voix se fraya un minuscule chemin entre ses oreilles. Elle l'entendait pourtant si loin.


Amy ! AMY ! Vous m'entendez ?!

Oui, elle l'entendait, mais elle ne voulait qu'il vienne perturber la paix qui régnait en elle à ce moment précis. Elle ignora donc, trop heureuse d'être sur ce nuage cotonneux où son esprit s'était enfermé. Elle ne réagissait quand il serra son foulard autour de son poignet pour arrêter le saignement, et, elle ne résista encore moins, quand il la souleva, tel un pantin et que son corps inerte fut posé sur sa large épaule.
Le corps entier balan, ses cheveux noirs défait de sa coiffe tombaient dans le vide qu'était la hauteur de l'homme. Elle aurait pu se briser entre ses bras, entre ce corps ferme, contre qui elle aurait tant aimé se blottir dans un autre monde ... Dans une autre vie que celle-ci. Elle se fermait à la voix grave qui appelait Fanette. Elle n'entendait rien, elle ne voulait pas entendre.
Il l'avait cru impressionnable ? On voyait bien qu'il ne la connaissait pas. Elle lui avait pourtant dit qu'elle avait du caractère. Elle n'était pas Bretonne pour rien. Et s'il avait alors pensé cela d'elle, c'était simplement parce qu'elle avait plaisir à être avec lui et qu'il aurait pu lui demander n'importe quoi quand ils étaient encore loin de Limoges. Elle avait fait tout ce qu'il lui avait conseillé. Sourire et rire plus, être plus joyeuse et joueuse.
S'était-il seulement rendu compte que s'il la connaissait comme ça, c'était simplement parce que c'était LUI ?

Mais tout cela était terminé maintenant. Cette relation, qui n'en avait jamais été une, en quoi que ce fut, n'était que futilité au final. Elle se terminait dans les cris et le sang. Dans le déchirement d'une famille déjà si fragile. Qu'avait-il cru en lui crachant sa haine ? Le savait-il au moins qu'elle avait fait la paix avec Mélissandre et qu'elles avaient décidé de tout reprendre à zéro ? De quoi voulait-il la sauver, les sauver ? De lui ? Elles pouvaient le faire sans son aide, mais non, il avait voulu lui imposer à elle, son point de vue, sa volonté ...
Autant, elle pouvait aimer cela chez un homme, autant cela pouvait être dévastateur quand il y avait confrontation de deux fortes têtes, qui en plus étaient malheureux et bornés dans leur point de vu respectif et leurs sentiments. Autant lui, qu'elle, ne recherchaient qu'une seule chose ... Être aimé ... Si la brune n'avait pas compris le départ soudain de Méli, cela n'aurait pas été le cas, si elle avait vu les quelques lignes envoyées par celle-ci le dimanche. La brune aurait alors fait le rapprochement avec la demande qu'elle lui avait fait un peu avant ... Mais il était trop tard, maintenant ... Bien trop tard. Le mal était fait ...

La porte pourtant solide, de son appartement fut défoncé sans ménagement. Elle résista tant qu'elle put aux assauts violents, des coups de botte du barbu, et enfin, elle céda pour lui laisser le passage de l'antre, qu'il ne connaissait pas, de la brune. L'étage fut monté aussi vite que les grandes jambes de Sea, le permirent et le corps toujours inerte de la Bretonne, fut posé avec délicatesse, une fois n'était pas coutume, sur le premier lit en vue.
Si elle pouvait se voir ... Quelle vision pathétique elle aurait. Jamais encore, elle n'était descendue aussi bas. Que penserait Edern ou encore Ysengrin ? Ils lui feraient certainement des reproches et ils auraient raison, parce qu'au final, elle n'avait pas tenu parole. Mais elle ne se voyait pas. Ses vêtements et ses cheveux étaient poisseux, sans parler de sa main. Sea lui parlait encore. Y avait-il une pointe d'inquiétude dans sa voix ?


Amy, Amy ! Reveillez-vous putain c'est vraiment pas marrant !

Non, tout ceci n'était pas marrant, loin de là. Tout cela n'était qu'une tragédie, un mauvais mélodrame, et dont personne ne comprenait la trame, pas même elle ... Quand la fenêtre fut ouvert, l'air frais de la nuit lui glissa sur la peau qui devenait froide. Sea hurla presque le nom de Fanette par cette même fenêtre qui avait laissé passer la légère brise entrée.
La douce voix d'une Leonie paniqué se fit entendre dans le dos de Sea, qui revenu près de la brune, essayait tant bien que mal d'arrêter le saignement ...
Elle était bien loin de toute l'agitation qui régnait dans la chambre. Elle n'avait pas envie de revenir. C'était bien trop dur et elle n'avait aucune volonté ... Son esprit était trop bien sur son nuage de douceur. Loin des cris et des reproches en tous genres ...

Les douces mains de sa filleule prirent la place de celles, puissante de l'Angevin. Elle ne sentait plus rien, pas même l'odeur rance de l'onguent qui s'infiltrait plus que doucement entre ses narines. Les sels, suffiraient-ils seulement pour qu'elle puisse revenir à elle ? Là était toute la question ...

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